Pour ce premier épisode de 2026, qui est l’avant-dernier de la 3e saison du podcast, j’accueille Morgane Rospars.
Bretonne exilée au Havre qui vient régulièrement à Paris, Morgane était graphiste avant de se lancer, sans l’avoir planifié, dans le commerce.
Elle dessine et vend des ex-libris en édition limitée depuis déjà 11 ans.
On peut dire qu’elle a réhabilité cet objet au charme désuet, qui sert à apposer son nom sur ses livres.
Ils sont bien évidemment fabriqués à la commande.
J’étais d’abord cliente, et j’ai inéluctablement fondu pour sa personnalité timide. Elle qui aurait rêvé rester dans l’ombre comme un Daft Punk, a compris qu’il fallait se montrer pour incarner sa marque éponyme. Par la force des choses et de l’algorithme d’instagram, elle s’est mise à prendre la parole face caméra avec le décalage et l’auto-dérision qui la rendent extrêmement touchante et accessible.
Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à suivre Morgane pour son humour, son audace et sa spontanéité — et son indéniable talent.
J’avais envie de savoir comment est née cette idée de créer des ex-libris, et comment l’idée s’est transformée en business.
Nous avons aussi parlé de son organisation, ou ce qu’elle qualifie plutôt d’absence d’organisation en l’occurence, et donc comment la spontanéité guide tout ce qu’elle fait assez naturellement.
Rien n’était calculé, et pourtant tout est arrivé… pour une bonne raison.
J’ai rencontré Emmanuelle Roule grâce à Charlotte Brunet, LA Marseillaise incontournable. L’Agence Charlotte Brunet propose la curation et l’organisation d’expériences sensibles, et notamment des parcours artistiques. Elle m’a ainsi fait découvrir des pépites, dont une visite d’atelier chez Emmanuelle Roule.
Née à Saint-Etienne, désormais basée à Marseille après avoir vécu et travaillé à Paris et à l’étranger, Emmanuelle Roule est designer, directrice artistique et céramiste.
Diplômée de l’ENSAMAA Olivier de Serres, Emmanuelle a commencé avec le design graphique, avant de découvrir la céramique presque par hasard.
Qu’elle nous parle des abeilles, de géologie ou de design, Emmanuelle offre une analyse riche et technique sans être hermétique. Bien au contraire.
Car tout ce qu’elle entreprend est guidé par une grande curiosité, et l’envie de décloisonner toutes les disciplines.
Embarquement immédiat pour un voyage au centre de la terre.
Petite-fille du peintre François Bret, qui a fondé l’École des beaux-arts et d’architecture de Luminy à Marseille,
Et fille de Marie-Christine et Roger Pailhas, célèbre pour la galerie éponyme à Marseille et également fondateur de Art dealers qu’il aimait qualifier de « la plus petite foire du monde »,
Julie Pailhas a toujours baigné dans l’art — et l’entrepreneuriat.
Elle a débuté aux côtés d’Olivier Saillard au Musée de la Mode de Marseille, avant de faire un stage au service de presse de Dries van Noten à Paris.
D’opportunité en recommandation, Julie a ensuite exercé en tant que styliste et directrice artistique mode au sein de nombreux magazines iconiques pendant 25 ans.
Et puis le confinement l’a rappelée à sa ville natale, Marseille, où elle a créé en 2021 Objets Inanimés, son appartement-galerie.
Styliste – curatrice – galeriste, Julie est reconnue pour son oeil, son flair, et une certaine radicalité.
C’était la première fois que je la rencontrais, et je n’arrivais plus à la quitter !
Ensemble, nous avons évidemment parlé de son parcours, et comment elle a su trouver sa place au sein d’une telle famille ;
Et bien sûr de la conception et l’organisation de ses expositions, in situ ou hors les murs ;
De son modèle économique ;
Et comment et pourquoi elle se distingue d’une galerie classique.
Avec l’envie de mettre à l’honneur des artistes émergents ou confirmés, Julie Pailhas a créé, chez elle, un lieu singulier qui lui ressemble, et qui rassemble.
Portrait de Julie et son chat Momo dans son appartement-galerie à Marseille © Florian Touzet