Un amour inconditionnel pour, je cite, « les spaghettis bolognaise, les aéroports, [son] chat et les vieilles universités », Sébastien Gafari est architecte et designer.
Il est notamment connu pour ses trumeaux.
Qu’est-ce qu’un trumeau ? C’est un terme d’architecture ; se dit de l’espace d’un mur entre deux fenêtres.
Si vous ne voyez pas ce que c’est, je vous invite à consulter son site internet et son compte instagram, qui en regorgent.
Nous nous sommes rencontrés en 2024 alors qu’il était finaliste de Design Parade Toulon.
En binôme avec Sarah Guédès, ils y présentaient Palazzo, conçu comme une terre d’accueil pour les migrants qui ont dû tout quitter. Ce qui résonne avec sa propre histoire car ses parents, d’origine libanaise, ont fui la guerre civile.
Dans cet épisode, nous avons notamment parlé :
– de l’histoire des trumeaux et de sa fascination pour cet élément ornemental ;
– de l’impact du concours Design Parade sur sa carrière ;
– de sa rencontre déterminante avec India Mahdavi, et comment elle continue à le suivre et le conseiller ;
– de l’importance de l’enseignement, qu’il a embrassé dès son diplôme ;
– de la place que tient l’expérimentation dans sa démarche de concepteur.
Et de tant d’autres aspects de la vie d’un architecte / artiste-auteur / enseignant.
Même si la majorité de ses projets sont à Paris, Sébastien vit, travaille et enseigne à Bordeaux.
Un choix de vie qu’il ne changerait pour rien au monde.
Car c’est là qu’il se sent le plus aligné avec lui-même — et avec son chat.
J’ai rencontré Emmanuelle Roule grâce à Charlotte Brunet, LA Marseillaise incontournable. L’Agence Charlotte Brunet propose la curation et l’organisation d’expériences sensibles, et notamment des parcours artistiques. Elle m’a ainsi fait découvrir des pépites, dont une visite d’atelier chez Emmanuelle Roule.
Née à Saint-Etienne, désormais basée à Marseille après avoir vécu et travaillé à Paris et à l’étranger, Emmanuelle Roule est designer, directrice artistique et céramiste.
Diplômée de l’ENSAMAA Olivier de Serres, Emmanuelle a commencé avec le design graphique, avant de découvrir la céramique presque par hasard.
Qu’elle nous parle des abeilles, de géologie ou de design, Emmanuelle offre une analyse riche et technique sans être hermétique. Bien au contraire.
Car tout ce qu’elle entreprend est guidé par une grande curiosité, et l’envie de décloisonner toutes les disciplines.
Embarquement immédiat pour un voyage au centre de la terre.
Petite-fille du peintre François Bret, qui a fondé l’École des beaux-arts et d’architecture de Luminy à Marseille,
Et fille de Marie-Christine et Roger Pailhas, célèbre pour la galerie éponyme à Marseille et également fondateur de Art dealers qu’il aimait qualifier de « la plus petite foire du monde »,
Julie Pailhas a toujours baigné dans l’art — et l’entrepreneuriat.
Elle a débuté aux côtés d’Olivier Saillard au Musée de la Mode de Marseille, avant de faire un stage au service de presse de Dries van Noten à Paris.
D’opportunité en recommandation, Julie a ensuite exercé en tant que styliste et directrice artistique mode au sein de nombreux magazines iconiques pendant 25 ans.
Et puis le confinement l’a rappelée à sa ville natale, Marseille, où elle a créé en 2021 Objets Inanimés, son appartement-galerie.
Styliste – curatrice – galeriste, Julie est reconnue pour son oeil, son flair, et une certaine radicalité.
C’était la première fois que je la rencontrais, et je n’arrivais plus à la quitter !
Ensemble, nous avons évidemment parlé de son parcours, et comment elle a su trouver sa place au sein d’une telle famille ;
Et bien sûr de la conception et l’organisation de ses expositions, in situ ou hors les murs ;
De son modèle économique ;
Et comment et pourquoi elle se distingue d’une galerie classique.
Avec l’envie de mettre à l’honneur des artistes émergents ou confirmés, Julie Pailhas a créé, chez elle, un lieu singulier qui lui ressemble, et qui rassemble.
Portrait de Julie et son chat Momo dans son appartement-galerie à Marseille © Florian Touzet